dimanche 15 avril 2012
Vendredis soirs
Elle va dans un bar sur la Grande Allée, vêtue de pas grand-chose, pour s’assurer de son potentiel de séduction. Souriante, même si elle a envie de pleurer. Elle boit, mais ne se soûle pas. C’est surtout les regard qui l'enivrent. Dans les yeux des hommes elle cherche une confirmation de sa beauté; dans ceux des femmes, un éclair de jalousie, une preuve de sa supériorité. Elle se tortille sur la piste de danse, se déhanche, se disloque. La musique est si forte qu’il est impossible de se parler, de se comprendre. Le langage est superflu, les corps parlent. Plusieurs hommes tournent autour d’elle : pendant quelques heures, elle se sent le pivot du monde. Demain, la tristesse, peut-être, encore, la peur de mourir seule. Mais pour l’instant, mieux vaut ne pas y penser et se laisser griser par le vertige des vendredis soirs.
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Que se passe-t-il ici?
RépondreSupprimerUn doigt ou deux.
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